Archives pour ‘Musique’

Je mixe avec DJ Daïkin, aux Hétéroclites, le 5 juin…

On nous a demandé une bio, hahaha, une bio. Et ben on en envoyé une :

Handicap Worlwide Sound System

« Ils vous font danser parce que eux ne peuvent pas ! »

Le HWSS est un duo (dé)formé de DJ Daïkin et DJ Coupure.

« DJ Daïkin, atteint d’une osthéogenèse imparfaite, s’est rendu célèbre lors des soirées « Os de verre et gueule de bois »  à l’Hôpital des Mutilés de Guerre de Phnom Penh. Pendant ce temps, DJ Coupure, victime d’un syndrome d’Asperger qui lui permet de citer tous les saxophonistes be-bop dans l’ordre alphabétique inversé mais qui l’empêche d’aller uriner seul, végétait à l’Hôpital Ste-Anne. Ils se lient d’amitié après que DJ Daïkin ait accompagné DJ Coupure aux toilettes lors d’une conférence où des ingénieurs présentaient le nouveau vocoder de Stephen Hawking. Depuis ils écument les maisons de retraite, les hôpitaux de fortune lors des catastrophes humanitaires et les festivals manchots avec un set électro-rock qui a rendu la vue à Gilbert Montagné. »

Plain-pied Magazine

1 commentaire Lien Permanent Comments Feed

Lamantins, chiens empeluchés et singes

Lundi 18 Janvier 2010 à 09:09 - Catégorie: Doppelgänger
Tags: , ,

Le vendredi, c’est Manatee au Paqueböt. Vous ne connaissez pas ? C’est normal, c’était leur premier concert. Deux anciens Norman B auxquels s’ajoute un batteur. Le trio fait de l’indie pop qui n’est pas une musique très sérieuse, on en conviendra… La preuve ? Le batteur à un prénom de fille. Hahaha… Et la coifure du chanteur, non mais vraiment… Je serais sa mère… Bon, soyons honnête, l’indie pop, je n’y connais rien. On arrive, exactement au moment des premières notes en vertu de la règle tacite que s’imposent désormais les groupes caennais, on ne joue pas tant que le loup n’est pas dans la place. L’ambiance de salle est très particulière. Beaucoup de “pros” dans le Klub… On dirait qu’ils sont à la messe. Super sérieux, presque tendus. C’est qu’il y a du buzz autour de Manatee. Sur les quelques mois de composition du EP et du set, personne ou presque n’a entendu ce qui se passait. Et les quelques privilégiés qui ont pu faire traîner leur oreilles en studio revenaient avec le sourire extatique de la personne en pleine crise mystique… La plupart des gens qui sont là ne sont pas venus se faire plaisir à un concert, mais pour se faire rapidement une idée. J’avoue que j’aime bien ce mélange de snobisme et de probité. Mais pour le groupe, ça doit être difficile. Le public est tellement concentré qu’il en devient cul serré. Heureusement pour Manatee, leur set est effectivement très bon. Si l’interprétation est timide, j’entends de très bonnes choses. Bon, c’est un peu à la mode, avec notamment cette grosse caisse jouée à la main et au temps ou les claviers de la chanteuse qui sonnent un peu électro cheap… Mais peu importe puisque c’est bon, souvent très beau, surtout la deuxième moitié du set. Des gens qui connaissent mieux cette musique que moi la compare à Animal Collective et Bat for Lashes… Je fais que répéter. Et j’ai très envie de les revoir…

Le samedi, c’est Princesse Rotative, que je n’ai pas vu depuis très longtemps, au Caminal. Princesse Rotative, c’est un peu tout ce qui fait du bruit réuni en quelques minutes de violence pure et infantile. Un breakcore noisy animé par un chien en peluche et une une petite fée espiègle, armée et dangereuse. C’est servi avec un Vjing qui alterne montage hyper cut et animation déviante, du genre Michael Myers débarque dans un disney old-school… J’ai les oreilles qui saignent assez rapidement. Princesse Rotative, je sais pas pourquoi ça me plaît, c’est un peu comme aimer aller chez le dentiste et préférer ça sans anesthésie. Il y a quelque chose de purifiant dans ce genre de set, ça ne ressemble tellement à rien et c’est tellement abrasif que ça vous enlève tout de suite les merdes variétoches qui vous restent en tête. Princesse Rotative, c’est un traitement radical, non remboursé et pendant lequel tu peux mourir. Mais je te promets qu’après, si tu survis, tu te sens mieux… Enfin, si tes oreilles cicatrisent… Pour passer la douleur, je décide quand même de prendre une petite caisse express.

Dimanche, c’est évidemment cuvage dans le canapé. J’ai la chance de tomber sur La Planète des singes, pas vu depuis des plombes. Les monologues inauguraux de Charlon Heston n’ont rien perdu de leur ridicule, ni les scènes de chasse et d’asservissement de leur force brutale. Et la fin est toujours magnifique…

Laissez un commentaire Lien Permanent Comments Feed