Bon, comme vous pouvez le constater, j’ai du mal à redémarrer.
Sans doute ce blog a-t-il plus de mal à s’inscrire dans ma nouvelle vie, vie qui elle-même n’est pas tout à fait fixée.
C’était mieux avant quoi.
Il y avait cette partie journal intime, vaguement indécente, tout à fait commune et peu passionnante pour qui n’était pas moi. Elle me permettait d’écrire quand je n’avais rien d’intéressant à écrire puisqu’écrire était le plus important. Aujourd’hui, alors que j’ai trahi l’amour et que l’amour m’a trahi, mon intimité a été surexposée pendant plusieurs mois. Certes pas face à toi, internaute anonyme et perdu, mais face à beaucoup des miens qui fréquentaient aussi mes blogs successifs. Cette situation m’embarrasse. Pas que je crois qu’une intimité puisse tout à fait être pénétrée et mise à jour. Et quand bien même, une intimité n’est pas grand chose. Mais les quiproquos qui me faisaient rire lorsque je racontais mes aventures pourraient devenir l’objet de pleurs et de grincements de dent. C’est moins drôle quand même. Je sais que je reprendrais mais je ne sais pas quand.
Il y avait cette partie où j’écrivais ce que je pensais du monde, en faisant croire que c’était drôlement important et que ce que je pensais était nécessairement intelligent pourvu que je l’écrivisse (c’est ça, non ?) bien. J’avoue que j’aimerais bien reprendre ça, en le structurant un peu plus, on verra.
Il y avait cette partie où je parlais d’Art et de tous les chefs-d’oeuvres forcément définitifs que je croisais parce que c’était quand même le plus important. Ca aussi j’aimerais le reprendre en le structurant un peu plus. Dans le genre, j’ai maintenant une rubrique hebdomadaire sur le site du cinéma Lux, qui parle de cinéma évidemment, avec ce ton à la fois goguenard et prétentieux qui vous fait m’aimer. Tiens d’ailleurs faut que la colle en lien sur la gauche…
Il y avait enfin ces courts textes de fiction qui me permettaient d’évacuer cette curieuse pathologie qu’est la vocation d’écrivain et qui vous empêche de dormir, d’écouter une conversation sur la mode ou de suivre un show télé tant que vous ne vous êtes pas débarrassé des phrases qui vous encombrent l’esprit. Mais hélas, tout ce qui me vient en ce moment semble avoir été écrit par Alexandre Jardin quand il était encore puceau. Par exemple quand tu écris « alors que j’ai trahi l’amour et que l’amour m’a trahi » comme je viens de le faire, t’as une jardinite aiguë. C’est comme la grippe A, il faut éviter de la transmettre. C’est ainsi. Je ne connais pas le problème de la page blanche mais il y a des périodes où je n’écris que de la merde. Vous me direz ça n’empêche pas de la poster, et c’est vrai, puisque je l’ai déjà fait… Mais j’ai des scrupules… Tant pis…
Comme quoi n’avoir rien à dire ne m’a pas empêché une fois de plus de l’écrire.
En “testeuse” assidue… Mon commentaire va-t-il, comme tous les précédents, s’afficher avec pour timing le 9 novembre à 10h22 ? x)
Non (tu as un webmaster réactif dis donc) =)