Archives pour ‘Citations‘

Soigner sa préface

Vendredi 27 Janvier 2012 à 10:07 - Catégorie: Citations
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“Nous avons fait table rase de tout qui embarrasse un livre ; l’esprit, l’observation, l’originalité, l’orthographe même ; et ne voilà que du crime.

En moyenne, chaque chapitre contiendra soixante-treize assassinats, exécutés avec soin, les uns frais, les autres ayant le temps d’acquérir, par le séjour des victimes à la cave ou dans la saumure, un degré de montant propre à émoustiller la gaîté des familles.

Les personne studieuses qui cherchent des procédés peu connus pour détruire ou seulement estropier leurs semblables trouveront ici cet article en abondance. Sur un travail de centralisation bien entendu, nous avons rassemblé les moyens les plus nouveaux. Soit qu’il s’agisse d’éventrer les petits enfants, d’étouffer les jeunes vierges ou de désosser MM.les militaires, nous opérons-nous mêmes.”

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Déclarer sa flamme

Mardi 02 Novembre 2010 à 19:37 - Catégorie: Citations
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« À l’écrivain ne sera jamais retirée la possibilité d’écrire – hormis dans l’extrême faiblesse du grand âge et la douleur physique intense – et ce sera pour lui un secours et une chance quand il fera l’expérience du deuil, de la maladie, de la solitude ou de la prison. Il tirera au moins ce profit de l’angoisse et de l’infortune. Mais écrire restera pour l’écrivain une exigence non moins impérieuse lorsque tout ira bien dans sa vie, lorsqu’il en sera à l’expérience de la quiétude, de l’équilibre et de l’amour. L’écriture empiétera alors sur son bonheur et il se peut que finalement elle ruine ce bonheur en lui disputant ses plus belles heures, en contestant sa souveraineté, si même elle ne lui nie pas sa qualité, tant il est vrai qu’écrire consiste à chercher rageusement ce qui ne va pas et que l’on n’écrit jamais en somme que des déclarations de guerre. »

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« Notre escalier n’est point du tout propre à l’exécution d’un projet amoureux ; je fus obligée de me contenter de mille baisers et autres petits riens, le reste nous étant a peu près impossible par la situation des lieux. En quoi mon amant eût pu cependant réussir s’il eût voulu sacrifier son aisance à mes désirs, mais c’était un garçon qui, quoique jeune, recherchait déjà ses petites commodités en amour. J’eus pour lui plus de complaisance ; je lui rendis un de ces services obligeants qui, quoique dénué de plusieurs circonstances de la réalité, se termine par les mêmes effets. Cet aimable enfant, touché de mes bontés, versa par reconnaissance de ces larmes qui se répandent avec plaisir. »

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Ne pas perdre espoir

Dimanche 22 Août 2010 à 09:52 - Catégorie: Citations
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« L’adolescence est difficile pour beaucoup. Pour Albert W., jeune étudiant de Boston, l’adolescence s’accompagne d’un phénomène pénible : il pleut sur lui à tout heure et où qu’il se trouve. C’est à dire même à l’intérieur. Au début, son entourage était surpris, puis franchement amusé. Avant de trouver ça agaçant.

Bien entendu Albert souffre énormément de ces réactions. Alors que justement, il a tout d’un garçon discret, réservé, qui, à ce détail près, ne fait jamais son intéressant. Pour le psychologue du campus, Albert est un garçon perturbé. «Ses pluies sont l’expression de son malaise devant la vie et ses incertitudes. Chez la plupart des jeunes, on assiste à des éruptions de boutons, chez lui, il pleut. » La psychologie semble en effet au coeur du problème. L’expérience le prouve : si on place Albert qui est déjà timide, dans une position d’inconfort accru, par exemple un tête-à tête avec une fille, on constate que le pluie redouble. (Ceci explique que Albert ait si peu de succès avec les filles.)

Les plus grands scientifiques se perdent en conjectures à l’examen du cas de Albert. Et n’ont pu que lui recommander le port du parapluie en toute saison. Mais, s’il le protège du rhume, cet objet ne dissimule en rien son infirmité au regard du monde. Et Albert ne veut pas d’une prothèse qui soit une béquille, si je me fais bien comprendre. Pauvre jeune homme, splendide dans son isolement, attendant que finissent les troubles de la puberté. Son anomalie prive Albert de la plupart des loisirs des jeunes de son époque, lesquels consomment du courant électrique. Et comme, semble-t’il, personne ne se mouillera pour devenir son ami, Albert se consacre à la lecture. Ou bien il va à la piscine ou peint des aquarelles.

Un souvenir heureux d’Albert, c’est quand ses parents l’ont envoyé vivre dans le sud-est asiatique pendant la saison des pluies. Là, loin de chez lui et privé de ses complexes, Albert a cru enfin vivre. Mais une fois la mousson passée, les gens ses sont moqués. Plus récemment, ses parents l’ont placé dans une institution spécialisée. À défaut de l’en guérir, ils pensent avoir réussi à atténuer son problème. Et c’est vrai, Albert est presque heureux. Il s’est fait un ami en la personne du garçon sur qui il neige. Et croit même être amoureux de la fille sur qui il grêle. Et ce bien qu’elle ait la tête toute cabossée. »

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Soumettre le chaos à ses propres régles

Lundi 09 Août 2010 à 09:06 - Catégorie: Citations
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« Les dés en place devant lui, il resta deux minutes dans cette position, priant silencieusement. Puis il ramassa les deux dés et se mit à les agiter gaiement dans ses mains en cornet.

Tremble dans mes mains, ô Dé,                                                                               Tout comme je tremble entre les tiennes.

Et, tenant les dés au-dessus de sa tête, il entonna à haute voix :

O grands et sévères cubes de Dieu, descendez, frémissez, créez.                                 Je remets mon âme entre vos mains.

Les dés s’abattirent : deux et un, trois. Il devait quitter à jamais femme et enfants. »

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« Il faut environ une heure pour faire bouillir une tête. »

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Travailler son méchant

Mercredi 30 Juin 2010 à 11:41 - Catégorie: Citations
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« Fantômas !

— Vous dites ?

— Je dis… Fantômas.

— Cela signifie quoi ?

— Rien… et tout !

— Pourtant qu’est-ce que c’est ?

— Personne… mais cependant quelqu’un !

— Enfin, que fait-il ce quelqu’un !

— Il fait peur !!! »

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« Pourquoi faisons de la peine à nos parents ? Il n’y a pas d’explication à cela sinon que c’est une façon de nous entraîner pour plus tard, quand nous ferons de la peine à nos enfants. »

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