ma mansarde

ma mansarde quasi déserte
plonge sur un jardin dévasté
chiendent souches coups de bêche
c’était il y a longtemps
errements
je n’y descends plus
c’est joué

quand l’hiver crève puis cède
dans les fondrières et les flaques
une aubade s’y donne pourtant
prodiges de l’ange –
mélancolie modulée –
des mains du musicien céleste
montent des appels

j’entends
par la croisée
des délices de solitude
c’est ma voix